( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
Le groupe IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a annoncé vendredi un bénéfice net en recul de 35% au deuxième trimestre, à 732 millions d'euros, plombé par le coût du kérosène qui s'est envolé avec la guerre au Moyen-Orient.
Le résultat opérationnel avant éléments exceptionnels a diminué de 16,3% à 1,4 milliard d'euros, "principalement en raison de l'impact de la hausse des coûts du carburant", a détaillé le groupe dans un communiqué.
IAG avait vu son bénéfice s'envoler au premier trimestre mais prévenait déjà que l'impact de la guerre au Moyen-Orient se traduirait par des bénéfices annuels inférieurs à ceux qui avaient été initialement anticipés.
"Nous sommes bien placés pour faire face à ces vents contraires de court terme", a insisté le directeur général, Luis Gallego, citant "les marques de premier plan" d'un groupe qui détient aussi les compagnies Vueling et Aer Lingus.
Le groupe dit prévoir récupérer environ 60% de la hausse des coûts de carburant, grâce à la progression de ses revenus et des efforts sur les coûts.
Il avait indiqué au premier trimestre avoir déjà fixé par contrat le prix de 70% de ses besoins en carburant pour l'année.
Le chiffre d'affaires du groupe a continué à progresser au deuxième trimestre, mais moins vite qu'au premier: il ressort en hausse de 0,2% à 8,9 milliards d'euros.
Les résultats sont encore moins bons qu'anticipé par le marché et le titre d'IAG à la Bourse de Londres reculait de 0,6% vendredi après-midi.
Le groupe dit s'attendre à ce que la demande de voyages sur l'ensemble de son réseau reste soutenue, mais prévient que sa capacité, c'est-à-dire le nombre de sièges proposés à la vente, ne progressera pas cette année par rapport à 2025, contrairement à ce qu'elle avait initialement anticipé.
La guerre contre l'Iran lancée fin février par les Etats-Unis et Israël a fait flamber les cours du pétrole et grimper les prix du kérosène, l'un des principaux postes de dépenses des compagnies aériennes.
"Les turbulences liées au conflit en Iran ont indéniablement coupé les ailes" d'IAG, selon Russ Mould, analyste chez AJ Bell.
"Les compagnies aériennes sont confrontées non seulement à l'impact de la flambée des coûts du carburant, mais aussi à celui des tensions géopolitiques et des pressions sur le pouvoir d'achat, qui réduisent l'envie des vacanciers de réserver une ou deux semaines au soleil", poursuit l'analyste.
Les compagnies EasyJet et Ryanair ont également annoncé la semaine dernière des bénéfices trimestriels en fort repli, plombées elles aussi par l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les réservations et les prix du carburant.
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